Au terme de quarts de finale intenses et parfois disputés jusqu’en prolongation, la Coupe du monde de la FIFA 2026 a livré son verdict. Sans véritable surprise, les quatre grandes puissances annoncées au départ seront bien au rendez-vous du dernier carré. La France, l’Espagne, l’Angleterre et l’Argentine ont confirmé leur statut de favoris et se retrouvent désormais à deux matchs du rêve ultime, celui de soulever le trophée mondial.
Les matchs à élimination directe sont souvent le théâtre des plus grands exploits, mais aussi des désillusions les plus cruelles. Cette fois, les outsiders n’ont pas réussi à faire vaciller les géants. Les favoris ont répondu présent, chacun avec son style et ses arguments pour s’offrir une place dans le dernier carré de cette 23e édition de la Coupe du monde. Première nation à valider son billet, la France a fait respecter la logique face au Maroc (2-0).
Les Bleus ont livré une prestation pleine de maîtrise face à une équipe marocaine qui espérait revivre l’épopée historique de 2022. Solides défensivement, réalistes devant le but et capables d’accélérer au bon moment, les Français ont une nouvelle fois démontré qu’ils possèdent l’expérience des grands rendez-vous. Finalistes en 2022, ils se rapprochent un peu plus d’un nouveau rendez-vous avec l’histoire. L’Espagne a suivi le même chemin en prenant le meilleur sur une Belgique accrocheuse (2-1). Fidèle à son identité de jeu, la Roja a imposé sa maîtrise technique et collective pour faire plier les Diables rouges. Les Espagnols poursuivent ainsi un parcours particulièrement convaincant et s’affirment comme l’une des équipes les plus séduisantes du tournoi.
Des qualifications acquises au mental
Dans l’autre partie du tableau, les émotions ont été encore plus fortes. Opposée à une Norvège ambitieuse, l’Angleterre a dû attendre la prolongation pour faire la différence (2-1). Les Three Lions ont souffert, douté parfois, mais n’ont jamais renoncé. Cette victoire obtenue au courage illustre la maturité d’un groupe qui nourrit de grandes ambitions depuis plusieurs années et qui rêve enfin d’ajouter une deuxième étoile à son palmarès. L’Argentine a également dû puiser dans ses ressources pour écarter une Suisse particulièrement résistante. Tenante du titre, l’Albiceleste s’est imposée 3-1 après prolongation grâce à son expérience et à sa capacité à accélérer lorsque les espaces se sont ouverts. Les champions du monde restent ainsi en course pour un exploit rarissime, celui de conserver leur titre mondial, une performance qui marquerait durablement l’histoire de la compétition.
Deux affiches qui sentent la poudre
Les demi-finales offriront désormais deux confrontations de très haut niveau. Dans la soirée du 14 juillet, la France retrouvera l’Espagne dans un duel qui oppose deux sélections parmi les plus régulières de cette Coupe du monde. Entre la puissance collective des Bleus et la qualité technique de la Roja, cette rencontre s’annonce comme une véritable finale avant l’heure.
Demain 15 juillet, l’Angleterre défiera l’Argentine. Cette affiche réveille une rivalité historique qui dépasse largement le cadre sportif. Entre les Three Lions, en quête d’un deuxième sacre mondial, et une Albiceleste déterminée à conserver sa couronne, la bataille promet d’être aussi intense que spectaculaire. A ce stade de la compétition, les calculs n’ont plus leur place. Seuls comptent la maîtrise, le sang-froid et la capacité à répondre présent dans les instants décisifs.
La France, l’Espagne, l’Angleterre et l’Argentine ont franchi les obstacles dressés sur leur route et ne sont plus qu’à deux victoires du plus grand trophée du football mondial. Le dernier carré réunit ainsi quatre nations au riche passé, quatre effectifs bâtis pour gagner et quatre peuples qui rêvent d’un nouveau sacre. Les demi-finales s’annoncent comme le point culminant d’un mondial qui, jusqu’ici, n’a cessé de tenir toutes ses promesses.
Ollo Aimé Césaire HIEN

