Le cérémonial militaire solennel d’hommage au père de la Révolution et à ses compagnons, organisé chaque premier jeudi du mois, au Mémorial Thomas-Sankara a été présidé par le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo le 2 juillet 2026.
Les hommages en la mémoire du capitaine révolutionnaire Thomas Sankara se poursuivent au Mémorial qui porte son nom. Ainsi, le jeudi 2 juillet 2026, à Ouagadougou, les populations ont répondu présent au traditionnel cérémonial militaire d’hommage qui se tient chaque premier jeudi du mois. Cette fois ci, c’est le ministère de l’Economie et des Finances, avec à sa tête son premier responsable, Aboubakar Nacanabo, qui était à l’honneur. La cérémonie a connu la mobilisation du personnel du département, du président de l’Institut des Peuples Noirs (IPN-FARAFINA), Apollinaire Joachimson Kyelèm de Tambèla, ainsi que des membres de son conseil d’orientation.
Comme à l’accoutumée, les participants à cette cérémonie d’hommage ont assisté au protocole de relève de la garde militaire, présenté par la Garde rouge et de la Cavalerie du groupement d’escorte et d’honneur de la Gendarmerie nationale. Le président de la cérémonie du mois, le ministre chargé des Finances, Aboubakar Nacanabo, a fait savoir, dans un hommage vibrant, que plus les années passent, plus le souvenir de Thomas Sankara s’affirme et plus les décennies s’écoulent, plus son message trouve des héritiers. Cette permanence, a-t-il souligné, n’est ni le fruit du hasard, ni celui de la nostalgie.

Sankara.
« Elle trouve sa source dans la force d’une vision, la puissance d’un engagement et la portée universelle d’un message que Thomas Sankara avait lui-même résumé avec une remarquable lucidité : On peut tuer un homme, mais on ne peut pas tuer ses idées », a fait savoir le ministre chargé des Finances. Il a ajouté que Thomas Sankara demeure l’une des figures les plus lumineuses de l’histoire contemporaine de l’Afrique et dont le combat pour la souveraineté nationale, la justice sociale, la promotion de la femme, la protection de l’environnement, la lutte contre la corruption et la défense des plus vulnérables demeure une source d’inspiration qui dépasse largement les frontières du Burkina.
« Son message traverse les décennies sans perte de sa force. Il continue de nous interpeller, inspirer et obliger. A bien des égards, la Révolution progressiste populaire traduit cette volonté de poursuivre le combat pour la souveraineté nationale, pour la défense des intérêts du peuple et la construction d’un Burkina Faso libre, résilient, digne et prospère », a soutenu Aboubakar Nacanabo. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a souligné que le Mémorial Thomas-Noël-Sankara est désormais le haut lieu de mémoire et d’hommage régulièrement rendu au père de la Révolution d’Août 1983 et à ses compagnons d’infortune.
« Le camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a instruit depuis l’inauguration du Mausolée intervenue le 17 mai 2025, qu’à chaque premier jeudi du mois, nous puissions nous retrouver là avec les dignes Burkinabè, les dignes fils d’Afrique et du reste du monde qui adhèrent à l’idéal sankariste », a-t-il dit. Par ailleurs, le ministre chargé de la Culture a rappelé que la contribution de tous est attendue à l’initiative « Ma brique pour Sankara ». C’est par une visite guidée, dans l’ensemble des pans du Mémorial Thomas-Sankara que la cérémonie d’hommage qui lui est dédiée a pris fin.
Soumaïla BONGOUNGOU
Assami TIENDREBEOGO (Stagiaire)

