Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques organise un atelier confédéral de validation des documents pour l’harmonisation et l’amélioration de la réponse aux maladies animales transfrontalières dans l’AES, du 14 au 16 septembre 2026, à Ouagadougou.
Les pays de la Confédération des Etats du Sahel que sont le Burkina, le Mali et le Niger, ont décidé de faire front commun face aux défis principaux auxquels ils sont confrontés dans le domaine de la production, la santé animales et la santé publique vétérinaire. Un atelier confédéral réunissant les experts de ces trois pays pour valider des documents en vue de l’harmonisation et de l’amélioration de la réponse aux maladies animales transfrontalières dans l’espace AES se tient, à Ouagadougou, du 14 au 16 septembre 2026.
Pendant trois jours de travaux, les participants vont analyser trois instruments soumis à leur examen. Il s’agit de la surveillance épidémiologique harmonisée, la création d’une banque confédérale des vaccins vétérinaires et la campagne de vaccination concertée. Selon le directeur général des services vétérinaires, vétérinaire, capitaine Aboubacar Nacro, cette rencontre constitue l’aboutissement d’un long processus d’échanges sur les principaux défis auxquels font face les trois pays. « Il nous appartient désormais de bâtir ensemble la réponse, en faisant de cette rencontre un véritable espace de proposition de solutions fondées sur l’expertise de nos trois pays, le partage d’expériences, la confiance et la recherche de résultats concrets », a-t-il signifié.
Une réponse coordonnée
Selon le représentant du ministre délégué chargé des Ressources animales, Hiver Boussini, les pays de l’AES partagent des espaces pastoraux, des bassins de production, des couloirs de transhumance, des marchés à bétail et des circuits commerciaux étroitement interconnectés. « Des maladies animales transfrontalières dont la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, l’influenza aviaire hautement pathogène et la rage constituent des menaces qui affectent simultanément nos systèmes d’élevage et pour certaines, la santé de nos populations », a-t-il-fait savoir.
Pour lui, la coopération entre les services vétérinaires de ces Etats représente un véritable instrument de la souveraineté de l’espace confédéral. « L’objectif ultime est qu’une menace détectée, dans une partie de l’espace confédéral, puisse être connue rapidement par les services vétérinaires des autres pays et une réponse d’ensemble puisse être déclenchée, avant que la maladie ne se propage davantage », a précisé Hiver Boussim. Le représentant du ministre délégué chargé des Ressources animales a notifié que les zoonoses telles que la rage, le charbon bactérien et plusieurs autres maladies animales constituant une menace directe pour les populations.
« C’est pourquoi, la coopération devra intégrer une véritable approche « une seule santé » associant les secteurs de la santé animale, de la santé humaine et de l’environnement », a-t-il précisé. Hiver Boussim a déclaré aux experts que leur mission n’est pas simplement de relier les projets de déploiement. « Vous êtes appelés à construire les fondations techniques d’un dispositif confédéral durable de santé animale et de protection des productions animales », a signifié le représentant du ministre délégué chargé des Ressources animales aux participants.
Kadi RABO

